vendredi 13 février 2015

Conférence et workshop avec le céramiste d'art David Whitehead

Le céramiste d'art David Whitehead dévoile son travail et son parcours, et anime des ateliers de création au sein du lycée.




David Whitehead est né au Cap en Afrique du Sud. Géomètre, il se découvre une passion pour la céramique et part en Ecosse pour approfondir ses compétences techniques. C'est là qu'il entend parler d'un village en France "La Borne" où les potiers cuisent au bois. Il s'y installe en 1994.

Les grandes toiles des peintres Clyfford Still, Franz Kline, Robert Motherwel, mais aussi le français Eugène Leroy... l'inspirent.










Il travail sur les pièces à consistance cuir, les déforme, fait rejaillir les arêtes qui accrochent la lumière. Les pièces sont ensuite recouvertes d'engobe, dans une pose très personnelle. L'émaillage est retiré en partie par frottement, suivant le degré de mat, satiné ou brillant voulu par l'artiste.



L'artiste a tout d'abord participé à une conférence qui regroupait les différentes sections du lycée. Et après avoir présenté son cheminement personnel qui le mena de sa lointaine Afrique du Sud, à La Borne, via l'Ecosse ; il se prêta volontier au jeu des questions / réponses avec les élèves sur différents points : sources d'inspiration, philosophie de vie, techniques céramiques spécifiques, projets futurs, coût des pièces etc...




David Whitehead consacra ensuite deux jours à développer et encadrer des ateliers de création et recherche avec les élèves, en dispensant conseils, avis techniques... et bonne humeur !












vendredi 30 janvier 2015

Projet coutellerie et céramique : un grand pas vers les prototypes.

Ebauches finales : les parties céramiques prennent place et forme.

Le travail de workshop, amorcé l'année dernière, au départ sous la tutelle du coutelier d'art et designer J.N. Buatois, arrive presque à sa conclusion.



Les étudiants, après avoir développé leurs démarches de projet, ont déjà validé l'hypothèse la plus pertinente, d'un point de vue formelle, technique, esthétique... 



Les modélisations 3D ont permis de fabriquer les maquettes d'étude, via l'impression 3D et le fraisage au 'Charlie robot'. En partie grâce à ces dernières, en atelier moules et modèles, ont été usiné et fabriqué les moules plâtre, destinés au coulage des premières pièces prototypes en céramique. Les premiers assemblages des maquettes concrétisent les projets.




Des lames métalliques ont par la suite été usiné avec la collaboration de lycées techniques, par leurs élèves de Bac Pro.



Ces phases étant acquises, Les élèves ont pu accentuer le travail d'expérimentation autour de la mise en oeuvre des matériaux et process céramiques, en validant l'adéquation entre les parties métalliques et celles céramiques.



Au sein du bureau de conception, pour l'ultime phase de ce projet, l'accent et mis dorénavant sur les testes permettant de transposer et de traduire graphiquement, sur les éléments et matériaux céramiques choisis dans le cahier des charges design, les effets de surfaces et motifs déterminés en rough papier.





vendredi 28 novembre 2014

Immersion dans l'art contemporain : entrepôt 9

Visite commentée de l'exposition ON/OFF de Philippe Gronon, et du fond privé de la galerie Barnoud à l' entrepôt 9


http://www.entrepot9.fr/
La galerie Barnoud expose des travaux de Philippe Gronon, un artiste qui utilise la chambre photographique pour photographier des objets particuliers. Pour cette exposition, il s'intéresse à des objets fonctionnant à l'électricité. 
"Ma démarche vise à attirer l'attention sur ce qu'on ne voit pas. De cette façon, l'objet est précisément ce qu'il est mais peut devenir autre chose, il se transforme. (...) L'envers d'un tableau, de part son esthétisme singulier, devient ainsi une autre toile derrière la toile".
Philippe Gronon 2012

Ici ce sont des images d'une grande fidélité par rapport aux objets représentés, aux couleurs intenses ou présentant de subtiles nuances de noir et de blanc. Ces objets isolés de leur contexte, de face, à l'échelle 1, sans éclairage additionnel, confrontent le spectateur à la matérialité, au caractère énigmatique d'objets finalement bien plus intéressants qu'il n'y paraît.









La Galerie Barnoud a été fondée en 1987 à Dijon. Pendant les dix premières années de son activité, elle a exposé des œuvres de nombreux artistes reconnus. Depuis 1996, la galerie s'est largement consacrée à de jeunes artistes contemporains.La Galerie Barnoud soutient ou représente le travail d'artistes confirmés ou non.
Depuis 2012, la  galerie se situe dans les nouveaux locaux d'Entrepôt 9, un bâtiment de 250 m² à proximité de Dijon. Ancien atelier de l'entreprise Géotec, cet espace rénové accueille désormais des expositions temporaires et héberge la collection d'art contemporain de la société.















 

Exposition ON/OFF de Philippe Gronon, et du fond privé de la galerie Barnoud à l' entrepôt 9. from vincent protoy on Vimeo.

lundi 17 novembre 2014

Projets personnels d'étudiant : le travail passe en phase de réalisation en bureau d'étude

Le bureau d'étude, le lieu ou les idées et les projets prennent corps.

Les projets individuels, qui furent amorcés en fin d'année dernière en bureau de création, ont servi de support d'apprentissage dans le cadre des différents stages en entreprise. En deuxième année, la transversalité entre bureau de création et bureau d'étude permet à ces projets, de retour dans le giron scolaire, de connaître leur développement et achèvement.

Chaque étudiant a taché durant cette période de formation dans un environnement professionnel, d'engager un dialogue, un échange, sur la base d'une proposition de projet. Ces projets ont été amorcés en fonction de l'entreprise d'accueil. Il fallait tenter d'optimiser l'intérêt que le concept pourrait susciter auprès de la structure professionnelle. Pour cela, fut réalisé une analyse de la 'cible', en essayant de déterminer au plus juste sa 'philosophie' et ses moyens de production.
De nombreux projets purent ainsi être développés pendant le stage, en s'immergeant au plus près des contingences de l'entreprise.

De retour au lycée en septembre, le travail ainsi réalisé, a été repris au coeur du bureau de conception afin d'y apporter les dernière correctifs. Les phases d'analyse et recherche, ainsi que  celle de création et esquisse, ont généralement été bouclées et validées depuis la fin d'année dernière, ou au retour de stage.
A ce stade de l'année, la plupart des étudiants sont en train de finaliser la phase d'avant projet, en mettant au point la solution retenue. Certains envisagent déjà la dernière phase du projet : le développement 'industriel' et la conception détaillée de la l'hypothèse retenue. En particulier pour ceux qui sont toujours en liaison avec l'entreprise d'accueil, qui les a encouragé à développer leur prototype, et demandé de leur présenter.

Dans ce cadre, le bureau de création passe de plus en plus la main au bureau d'étude. Des premières expérimentations menées transversalement, avec les ateliers moules/plâtre et terre/émaux, émergent les solutions techniques, fonctionnelles, esthétiques définitives. Le bureau d'étude, avec ses deux composants, expérimente et valide les hypothèses émanant du bureau de création. Les travaux prennent corps, s'affranchissent de la 2D, des maquettes de principe et d'étude, pour aller vers le prototypage céramique.
C'est pourquoi les élèves passent, entre autre, à la phase de modélisation en 3D et d'usinage des projets (tour à plâtre, Charly robot etc...). Cette phase de travail et d'apprentissage, est un des moyens de réalisation des moules en plâtre. Ils permettront de couler les premiers prototypes dans les matériaux céramiques déterminés dans le cahier des charges design. Interviendra ensuite la cuisson et l'émaillage de ces prototypes, toujours selon les indications consignées dans le cahier des charges design.

















mardi 23 septembre 2014

Rentrée en deuxième année : le stage en entreprise

Reprise des cours, mise au point de début d'année, et préparation de l'année diplômante, pour la section de BTS CAIC en 2ième année.

Grâce aux acquis de la première année, la deuxième année va être le lieu de la synthèse de l'ensemble des apprentissages (théoriques, plastiques, méthodologiques, technologiques, etc...) au services des projets, dont beaucoup ont été amorcés en première année (avec les designers J.N. Buatois et P. Casenove entre autre).

L'enjeu va être de rechercher seul, en équipe et en groupe, avec comme premier objectif l'acquisition progressive d'une plus grande autonomie pour envisager des stratégies de conception menant efficacement à la finalisation des projets engagés. 
Cette gestion de projet devra se faire dans le cadre d'une grande transversalité entre les disciplines (artistiques, techniques, matières générales) afin d'étayer et de structurer au mieux les démarches de projet ainsi menées, et ce  jusqu'au projet final et au prototype.


Dans un premier temps, la section effectue un debreifing du stage professionnel. les étudiants ont dû réaliser un stage en entreprise, obligatoire, de 6 semaines entre juin et juillet. Ces entreprises doivent relever de l'univers de la céramique industrielle, et intégrer la matière céramique (conception, mise en oeuvre et process), lors des phases de recherche, de développement et de production des produits.
Ainsi cette année, parmi les étudiants, certains ont pu cotoyer et s'intégrer aux structures d'entreprises industrielles comme REVOL, JARS, PILLIVYUT, EMAUX DE LONGWY, BOURG-JOLY Malicorne etc... ou bien des studios de création de designers céramistes comme celui de P. Casenove.
Ces stages sont le lieux privilégié afin de créer une situation d'immersion de l'étudiant dans la réalité professionnelle. Ainsi, en plus d'être au plus prêt des réalités de l'entreprise, le futur designer ou technicien céramique, perçoit le schéma d'une entreprise, ses contingences techniques, humaines... marketings. Il voit en vraie grandeur les méthodes et l'organisation du travail, tout en s'initiant aux techniques et process spécifiques à l'entreprise d'accueil.

Les étudiants avaient comme obligation, en préalable au stage, d'amorcer le développement d'un projet de design céramique personnel, qui puisse s'adapter au profil spécifique de l'entreprise d'accueil.  
- Soit ils s'intégraient à une démarche de projet émanant de l'entreprise, en amenant leur créativité. 
- Soit ils proposaient un projet pouvant intéresser cette dernière, et la développer pour elle. 
- Ou bien ils menaient à bien un projet entièrement personnel, à réaliser en plus des activités du stage.
Le but était d'arriver au sein de l'entreprise, en proposant l'amorce d'un projet 'clef en main', qui puisse servir de base d'expérimentation et d'apprentissage lors de ce stage ; tant au sein du bureau d'étude que des ateliers. Généralement, ces démarches sont définies en lien avec le lieu de stage, patron, tuteur, designer, chef d'atelier  etc...

Ainsi, les étudiants stagiaires ont été amené en amont, à prendre contacte avec le bureau d'étude et/ou leur futur tuteur. Et ensuite, grâce cette échange et aux recherches, ils durent proposer une étude des caractéristiques du lieux de stage qu'ils avaient trouvé : branding de marque, cible des produits crées par la marque, type de production, outillage, etc... 
Cette étude fut le point de départ de chacun des projets personnels. Ces derniers ont en partie servi de support d'apprentissage pour :
- le développement de la démarche créative, 
- l'expérimentation et la réalisation techniques grâce à l'outillage et aux compétences du personnel... 
- mais aussi pour toucher du doigt l'importance du marketing et de la relation client.

De retour en cours au lycée, les étudiants ont pour objectif de poursuivre et finaliser jusqu'au prototype, ces projets personnels qui matérialisent un lien entre le milieu de l'entreprise et celui scolaire.








 



mardi 17 juin 2014

Revue de presse...

Nouvel article de paru sur le projet 'Arts du feu, céramique et coutellerie'

Le magazine 'Métiers d'Art' consacre un encart au workshop organisé cette année avec le concours du designer et coutelier d'art Jean Noel Buatois.